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Ventilation protectrice au bloc : du protocole à la pratique

La ventilation protectrice au bloc opératoire ne se résume pas à diminuer le volume courant.

Mis à jour22 août 2026
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Ventilation protectrice au bloc : du protocole à la pratique

Ventilation protectrice au bloc: du protocole à la pratique

Elle repose sur une logique plus exigeante: choisir le bon poids de référence, limiter les pressions mécaniques, appliquer une pression expiratoire positive adaptée et réévaluer les réglages lorsque la chirurgie ou la position du patient modifient la mécanique respiratoire.

Le point clé est souvent le plus simple à corriger: le volume courant doit être calculé sur le poids idéal théorique, et non sur le poids réel. Chez un patient obèse, cette différence change immédiatement le réglage du respirateur. Chez un patient très maigre, elle évite également de sous-estimer les contraintes imposées au poumon.

En chirurgie abdominale majeure, les complications respiratoires postopératoires concernent 9 à 40 % des patients selon les situations cliniques et les définitions retenues. Une réintubation dans les trois jours suivant l’intervention pour complication respiratoire est associée à une mortalité de 16 %. La ventilation peropératoire n’explique pas à elle seule ces événements, mais elle constitue un levier concret de prévention, directement accessible à l’équipe d’anesthésie.

Le poids idéal théorique comme socle du volume courant

Le réglage initial doit commencer par une donnée qui n’est pas toujours disponible dans le dossier: la taille du patient. Le poids réel est un mauvais repère pour déterminer le volume courant, car il reflète notamment la masse grasse, qui ne participe pas proportionnellement aux échanges gazeux ni au volume pulmonaire fonctionnel.

Pour une ventilation protectrice, le volume courant se situe habituellement entre 6 et 8 mL/kg de poids idéal théorique. La fourchette n’est pas une invitation à choisir une valeur au hasard. Elle permet d’adapter le réglage au contexte: type de chirurgie, durée prévue, mécanique respiratoire, niveau de pression observé et tolérance de l’hématose.

Calculer le poids idéal théorique

La formule de Lorentz peut servir de repère pratique:

  • chez l’homme: taille en cm – 100 – [(taille – 150) / 4];
  • chez la femme: taille en cm – 100 – [(taille – 150) / 2,5].

Prenons un exemple simple. Pour une patiente mesurant 160 cm, le poids idéal théorique obtenu par cette formule est de 56 kg. Un volume courant situé entre 6 et 8 mL/kg correspond donc à une plage d’environ 336 à 448 mL. Le réglage doit ensuite être confronté aux pressions mesurées et à l’évolution de la situation opératoire.

Ce calcul n’a pas besoin d’être transformé en exercice mathématique complexe au bloc. Il doit surtout empêcher une erreur fréquente: programmer un volume courant de 500 ou 600 mL chez un patient dont le poids idéal théorique est nettement inférieur. Le respirateur délivrerait alors un volume apparemment modéré, mais potentiellement élevé rapporté à la taille du poumon fonctionnel.

Le volume courant suit la taille du patient, pas le chiffre affiché sur la balance.

Choisir entre 6 et 8 mL/kg

Nous pouvons retenir une valeur proche de 6 mL/kg lorsque le contexte expose particulièrement au risque de surcharge mécanique: chirurgie abdominale prolongée, pneumopathie préexistante, faible compliance ou pressions déjà élevées. Une valeur plus proche de 8 mL/kg peut être discutée lorsque la mécanique est favorable et que les pressions restent basses.

Cependant, le volume courant ne doit jamais être considéré isolément. Un réglage à 6 mL/kg n’est pas automatiquement protecteur si la fréquence respiratoire est augmentée sans réflexion, si l’expiration est incomplète ou si la pression motrice reste élevée. Inversement, une valeur située dans la partie haute de la fourchette peut être acceptable dans certaines situations si la mécanique pulmonaire est favorable et les pressions maîtrisées.

La ventilation protectrice est donc une stratégie de surveillance, et non un nombre fixe inscrit une fois pour toutes sur la feuille d’anesthésie.

La pression motrice: le réglage qui révèle la contrainte imposée au poumon

La pression motrice correspond à la différence entre la pression de plateau et la pression expiratoire positive. Elle donne une information particulièrement utile: quelle pression supplémentaire est nécessaire pour délivrer le volume courant dans le système respiratoire du patient?

Lorsque la pression motrice reste inférieure à 13–14 cmH₂O, elle est associée à une réduction des complications pulmonaires postopératoires. Ce seuil n’est pas une frontière biologique absolue, mais il fournit un objectif pratique. Une valeur plus élevée doit nous conduire à rechercher pourquoi le poumon ou la cage thoracique oppose autant de résistance.

Mesurer avant d’interpréter

La pression motrice ne se lit pas correctement sur une courbe instable ou pendant un effort inspiratoire. Il faut une situation suffisamment passive, une pause inspiratoire permettant d’obtenir une pression de plateau et une expiration complète. Le chiffre n’a de sens que si les conditions de mesure sont identifiables.

Nous pouvons alors suivre une séquence simple:

1. Vérifier le volume courant, calculé à partir du poids idéal théorique.

2. Observer la pression de plateau après une pause inspiratoire adaptée.

3. Relever la pression expiratoire positive réellement délivrée, et non uniquement la valeur programmée.

4. Calculer la différence entre ces deux pressions.

5. Réévaluer après toute modification importante, notamment après changement de position, insufflation abdominale ou mobilisation chirurgicale.

Une pression motrice élevée peut traduire une diminution de la compliance pulmonaire, mais aussi une réduction de la compliance de la paroi thoracique. Le pneumopéritoine, la position de Trendelenburg, l’obésité, la rétraction abdominale ou une mauvaise adaptation du patient au respirateur peuvent tous modifier la pression mesurée.

Il serait donc trop simpliste de réduire systématiquement le volume courant dès qu’une pression augmente. Cette réduction peut être nécessaire, mais elle doit s’accompagner d’une analyse du contexte: le patient est-il bien curarisé ou suffisamment synchronisé? Le circuit est-il libre? La sonde est-elle correctement positionnée? L’expiration est-elle complète? La position opératoire vient-elle de changer?

Pression élevée: corriger sans perdre de vue l’échange gazeux

La réduction du volume courant peut diminuer la pression motrice, mais elle peut aussi entraîner une hausse de la pression artérielle de dioxyde de carbone. Cette conséquence n’est pas forcément problématique si elle reste compatible avec le terrain et la situation clinique. En pratique, nous ajustons plutôt la fréquence respiratoire, tout en surveillant le temps expiratoire afin de ne pas provoquer une hyperinflation dynamique.

Le choix de la fréquence respiratoire doit rester cohérent avec le temps disponible pour expirer. Une fréquence élevée dans un patient obstructif, avec un rapport inspiration-expiration mal adapté, peut créer une pression expiratoire intrinsèque. Dans ce cas, le réglage devient contre-productif: nous cherchons à protéger le poumon, mais nous empêchons une partie de celui-ci de se vider correctement.

Le contrôle des pressions doit également intégrer l’hémodynamique. Une augmentation de la pression intrathoracique peut réduire le retour veineux et modifier les besoins vasopresseurs. Le respirateur ne se règle donc jamais à distance du patient: la pression artérielle, la perfusion périphérique, le débit urinaire lorsqu’il est suivi et la tolérance globale complètent la lecture des courbes.

La PEP: prévenir les atélectasies sans appliquer une recette uniforme

Sous anesthésie générale, la diminution du tonus musculaire, la position dorsale et la réduction des volumes pulmonaires favorisent les atélectasies. Une pression expiratoire positive aide à maintenir ouvertes certaines unités alvéolaires en fin d’expiration et à limiter leur fermeture répétée.

En pratique, une PEP comprise entre 5 et 8 cmH₂O constitue un niveau habituel au bloc opératoire. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec une garantie de ventilation protectrice. Une PEP trop faible peut favoriser le dérecrutement; une PEP trop élevée peut aggraver l’hyperinflation, la pression motrice ou l’instabilité hémodynamique chez certains patients.

Une PEP adaptée au patient et à la chirurgie

La valeur programmée doit être réévaluée après les principales étapes qui modifient la mécanique respiratoire:

  • installation en Trendelenburg ou en proclive;
  • insufflation du pneumopéritoine;
  • ouverture ou fermeture de l’abdomen;
  • modification de la profondeur anesthésique;
  • apparition d’une désaturation;
  • évolution des pressions de plateau ou de la pression motrice.

Chez un patient présentant une bonne compliance et une hémodynamique stable, une PEP de niveau habituel peut être suffisante. Chez un patient obèse ou soumis à une forte pression abdominale, la fermeture des voies aériennes et le dérecrutement peuvent être plus marqués. À l’inverse, l’augmentation systématique de la PEP chez tous les patients n’est pas une stratégie suffisamment individualisée.

L’intérêt exact d’un réglage personnalisé fondé sur la compliance ou la pression motrice, comparé à une PEP fixe au bloc, reste discuté. Nous devons donc éviter deux positions excessives: considérer la PEP fixe comme toujours suffisante, ou présenter l’individualisation comme une obligation démontrée dans toutes les situations.

Recrutement: un geste ciblé, pas un automatisme

Les manœuvres de recrutement alvéolaire peuvent être envisagées lorsque le contexte le justifie, notamment après un dérecrutement ou une désaturation attribuable à la fermeture alvéolaire. Elles ne remplacent pas un réglage cohérent du volume courant et de la PEP. Leur réalisation doit tenir compte de la pression artérielle, du risque de barotraumatisme et de la cause réelle de l’hypoxémie.

Avant de recruter, nous devons vérifier les explications plus immédiates: déconnexion, déplacement de la sonde, obstruction, intubation sélective, bronchospasme, problème de circuit ou événement chirurgical. Une manœuvre de recrutement ne corrigera pas une cause mécanique non ventilatoire.

Une conduite pratique étape par étape

Un protocole de ventilation protectrice au bloc opératoire et les recommandations de la SFAR ne doivent pas être lus comme une succession de chiffres indépendants. Ils prennent leur valeur lorsqu’ils sont intégrés à une conduite commune, comprise par l’ensemble de l’équipe.

Avant l’induction

Nous recueillons la taille, le poids réel et les éléments susceptibles de modifier la mécanique respiratoire. La taille permet de calculer le poids idéal théorique; le poids réel renseigne davantage sur le terrain, les réserves fonctionnelles et la stratégie d’installation.

Nous identifions également:

  • une obésité ou une faible masse corporelle;
  • une bronchopneumopathie chronique, un asthme ou une restriction connue;
  • une chirurgie abdominale ou thoracique;
  • une durée opératoire potentiellement longue;
  • une position susceptible de réduire fortement la compliance;
  • un risque de ventilation difficile ou de désaturation rapide.

Cette étape conditionne la suite. Il est plus facile de choisir une stratégie ventilatoire lorsque nous avons anticipé les facteurs qui pourront faire évoluer les pressions.

Après l’intubation

Une fois la ventilation contrôlée mise en place, nous réglons le volume courant à partir du poids idéal théorique, puis nous choisissons une PEP initiale dans une plage habituelle, souvent comprise entre 5 et 8 cmH₂O. La fraction inspirée en oxygène doit être ajustée à la situation, avec l’objectif de maintenir une oxygénation satisfaisante sans prolonger inutilement une exposition élevée à l’oxygène.

Nous observons ensuite la pression de plateau, la pression motrice, la forme des courbes et le volume minute. Le premier réglage n’est qu’un point de départ. Une ventilation réellement protectrice se construit avec ces données, pas uniquement à partir des paramètres programmés.

Après l’installation chirurgicale

L’installation modifie souvent davantage la mécanique respiratoire que l’induction elle-même. En chirurgie coelioscopique, le pneumopéritoine et le Trendelenburg peuvent augmenter les pressions et réduire la compliance. La même valeur de volume courant peut alors produire une pression motrice plus élevée.

Nous réévaluons donc les pressions après l’installation définitive, puis après toute modification significative. Si la pression motrice augmente, nous recherchons d’abord la cause et vérifions la qualité de la mesure. Selon la situation, nous pouvons ajuster le volume courant, la PEP, la fréquence respiratoire ou la position, en concertation avec l’équipe chirurgicale lorsque cela est possible.

En fin d’intervention

La fin de l’anesthésie expose à une nouvelle phase de risque: diminution de la vigilance, persistance d’un bloc neuromusculaire, douleur, encombrement bronchique et dérecrutement après le passage en ventilation spontanée.

La ventilation protectrice ne s’arrête donc pas à la fermeture cutanée. Nous vérifions la récupération neuromusculaire, l’efficacité de la ventilation spontanée, la capacité à maintenir les voies aériennes ouvertes et la qualité de l’oxygénation. Chez certains patients, une stratégie de recrutement suivie d’une PEP adaptée peut être discutée, mais toujours en fonction du risque et de la tolérance.

Les erreurs qui fragilisent une stratégie pourtant bien intentionnée

La première erreur consiste à utiliser le poids réel. Elle est particulièrement fréquente chez le patient obèse, chez lequel le volume courant peut alors être largement supérieur à ce que justifie la taille du poumon fonctionnel.

La deuxième est de retenir le volume courant sans regarder la pression motrice. Deux patients recevant le même volume peuvent présenter des contraintes très différentes. La pression mesurée nous informe sur la réponse du système respiratoire; elle doit compléter le calcul initial.

La troisième consiste à programmer une PEP puis à ne plus y revenir. Une PEP adaptée avant le pneumopéritoine peut devenir insuffisante ou, au contraire, mal tolérée après une modification de position. Les réglages doivent suivre les étapes de la chirurgie.

La quatrième erreur est de traiter toute désaturation par une augmentation immédiate de la fraction inspirée en oxygène ou une manœuvre de recrutement. Ces actions peuvent être utiles, mais elles ne dispensent pas de rechercher une cause simple et potentiellement urgente.

Enfin, il faut éviter de transformer un objectif de pression motrice en chiffre isolé. Une valeur supérieure à 13–14 cmH₂O mérite une analyse, pas une réaction automatique. La pression de plateau, la PEP, la compliance de la paroi thoracique, la position et l’état hémodynamique donnent au chiffre sa signification clinique.

Ce que les données changent réellement au bloc

Les données disponibles soutiennent une approche de réduction des contraintes mécaniques: volume courant modéré rapporté au poids idéal théorique, PEP présente et pressions surveillées. Elles ne permettent pas de promettre la disparition des complications pulmonaires postopératoires. Le risque dépend aussi de l’état préopératoire, du type d’intervention, de la durée de l’anesthésie, des pertes sanguines, de la douleur et de la qualité de la prise en charge postopératoire.

Le bénéfice attendu est donc une réduction du risque, non une protection absolue. Cette nuance est importante pour éviter une fausse sécurité. Un patient ventilé avec des réglages protecteurs peut tout de même développer une atélectasie, une pneumopathie ou une insuffisance respiratoire. À l’inverse, la présence d’une complication ne signifie pas automatiquement que la ventilation peropératoire était inadaptée.

La ventilation doit également s’inscrire dans une stratégie plus large: installation correcte, limitation de la curarisation résiduelle, analgésie efficace, mobilisation lorsque cela est possible et orientation postopératoire adaptée au niveau de risque.

La ventilation protectrice n’est pas un réglage unique: c’est une réévaluation organisée à chaque changement de mécanique respiratoire.

Individualiser sans complexifier inutilement

Le débat actuel porte moins sur l’intérêt général d’une ventilation à faibles volumes que sur le degré d’individualisation nécessaire. Faut-il choisir une PEP fixe pour la majorité des patients? Faut-il l’adapter systématiquement à la compliance ou à la pression motrice? La réponse dépend encore du terrain, des moyens de surveillance et de la situation opératoire.

Dans un bloc où le temps et les ressources sont comptés, une stratégie simple reste préférable à un protocole sophistiqué impossible à appliquer. Le socle peut être commun à tous:

  • calcul du poids idéal théorique;
  • volume courant entre 6 et 8 mL/kg;
  • PEP habituellement comprise entre 5 et 8 cmH₂O;
  • mesure régulière de la pression de plateau et de la pression motrice;
  • réévaluation après l’installation et les changements chirurgicaux;
  • adaptation aux données respiratoires et hémodynamiques.

À partir de ce socle, nous pouvons affiner la conduite pour les patients à haut risque. L’individualisation devient alors une réponse à une situation observée, et non un objectif théorique appliqué sans discernement.

Le message à garder en tête

Pour appliquer dès maintenant une ventilation protectrice au bloc, nous pouvons nous poser cinq questions:

1. Le volume courant a-t-il été calculé sur le poids idéal théorique?

2. La pression de plateau a-t-elle été mesurée dans des conditions interprétables?

3. La pression motrice reste-t-elle idéalement sous 13–14 cmH₂O?

4. La PEP est-elle adaptée à la position, à la chirurgie et à l’hémodynamique?

5. Les réglages ont-ils été réévalués après le pneumopéritoine, le Trendelenburg ou toute modification importante?

Si nous répondons clairement à ces questions, nous avons déjà quitté une ventilation réglée par habitude pour entrer dans une démarche réellement protectrice.

La méthode est finalement plus robuste que le chiffre isolé. Nous partons du poids idéal théorique, nous observons les pressions, nous adaptons la PEP et nous réévaluons lorsque le contexte change. C’est cette discipline clinique, répétée au cours de l’intervention, qui transforme un protocole de ventilation protectrice en pratique quotidienne utile au patient.

Questions fréquentes

Pourquoi utiliser le poids idéal théorique plutôt que le poids réel pour le réglage du respirateur ?
Le poids réel inclut la masse grasse qui ne participe pas aux échanges gazeux. Utiliser le poids idéal théorique permet d'éviter de surestimer le volume pulmonaire fonctionnel et de limiter les contraintes mécaniques excessives.
Quelle est la fourchette recommandée pour le volume courant ?
Le volume courant se situe habituellement entre 6 et 8 mL/kg de poids idéal théorique. Ce réglage doit être ajusté en fonction de la mécanique respiratoire, du type de chirurgie et de la tolérance du patient.
Comment interpréter une pression motrice élevée au bloc opératoire ?
Une pression motrice supérieure à 13–14 cmH₂O indique une contrainte accrue sur le système respiratoire. Il convient alors de vérifier les conditions de mesure et d'analyser le contexte, comme la position du patient ou l'état de la paroi thoracique, avant d'ajuster les réglages.
Quel niveau de pression expiratoire positive (PEP) appliquer ?
Un niveau habituel se situe entre 5 et 8 cmH₂O, mais cette valeur doit être adaptée selon la chirurgie et la mécanique respiratoire du patient. Une réévaluation est nécessaire lors de changements comme l'insufflation d'un pneumopéritoine ou une mise en position de Trendelenburg.
Les manœuvres de recrutement alvéolaire sont-elles systématiques ?
Non, elles ne doivent pas être un automatisme. Elles sont envisagées en cas de désaturation ou de dérecrutement avéré, après avoir éliminé des causes mécaniques simples comme un déplacement de sonde ou un problème de circuit.