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Hyperthermie maligne postopératoire tardive après une anesthésie intraveineuse totale

Un case report publié sur Cureus le 7 septembre 2026 rapporte un épisode d'hyperthermie maligne survenu en postopératoire, après une anesthésie intraveineuse totale (TIVA) — c'est-à-dire sans agent…

Hyperthermie maligne postopératoire tardive après une anesthésie intraveineuse totale

Un case report publié sur Cureus le 7 septembre 2026 rapporte un épisode d'hyperthermie maligne survenu en postopératoire, après une anesthésie intraveineuse totale (TIVA) — c'est-à-dire sans agent halogéné ni succinylcholine. Le cas sort du cadre classique de déclenchement peropératoire et relance, pour les cliniciens de SSPI, la question du seuil de suspicion diagnostique.

Ce que le cas remet en question

L'hyperthermie maligne reste, dans la littérature, une urgence liée aux agents volatils et à la succinylcholine. Un déclenchement après TIVA seule, et a fortiori différé en salle de surveillance post-interventionnelle, est statistiquement rare. Un case report isolé ne suffit pas à modifier les arbres décisionnels; il impose toutefois de ne pas exclure le diagnostic sur le seul argument du protocole anesthésique utilisé. Toute hyperthermie inexpliquée, rigidité musculaire ou élévation brutale de l'EtCO₂ en postopératoire doit conserver le même seuil de suspicion qu'en peropératoire.

Ce qu'il manque pour trancher

Plusieurs éléments critiques restent non vérifiables tant que le texte complet n'est pas accessible: délai exact entre la fin de la perfusion et le déclenchement, agents intraveineux employés (propofol, kétamine, opioïdes), statut génétique du patient (mutations RYR1/CACNA1S), résultat du test de contracture halothane–caféine, recours au dantrolène et outcome final. Sans cohorte ni méta-analyse à l'appui, je classe ce signal comme un point d'alerte clinique, non comme une preuve épidémiologique.

Ce qu'il faut valider en pratique

Trois réflexes à vérifier localement: intégrer dans les protocoles de SSPI la possibilité d'une hyperthermie maligne tardive après TIVA; garantir la disponibilité immédiate du dantrolène dans les unités de réveil; documenter tout épisode suspect pour alimenter les registres de pharmacovigilance. À noter par ailleurs qu'une publication relayée par Stanford Report le 9 septembre 2026 explore un sujet adjacent — l'usage de rêves anesthésiques comme piste thérapeutique dans le PTSD — sans lien direct avec ce case report, mais qui rappelle combien les données périopératoires restent sous-exploitées.